Le chargé marketing digital occupe une position généraliste : il touche à la quasi-totalité des leviers numériques d'une marque, sans nécessairement être l'expert pointu de chacun d'entre eux. Cette page détaille son quotidien, les outils qu'il manipule, ses livrables et ce qui distingue précisément son périmètre de celui du traffic manager.
Une journée type
Une journée mêle suivi de campagnes, production de contenu et coordination : consultation des tableaux de bord (trafic, engagement, conversions) le matin, ajustement d'une campagne en cours sur Meta Ads ou Google Ads, rédaction ou relecture d'un contenu pour les réseaux sociaux ou la newsletter, échange avec un prestataire externe sur un point technique, et préparation d'un reporting pour la direction marketing. Le chargé marketing digital passe une bonne partie de son temps à jongler entre plusieurs canaux qui n'ont pas les mêmes contraintes ni les mêmes temporalités.
Les missions en détail
- Pilotage de campagnes : mise en place, suivi et optimisation de campagnes sur les réseaux sociaux, en emailing ou en publicité payante (Meta Ads, Google Ads), sans forcément aller jusqu'aux réglages les plus fins de l'acquisition payante.
- Reporting : suivi des indicateurs de performance (trafic, taux de conversion, coût d'acquisition) et restitution régulière à la direction marketing ou au client.
- Gestion de contenu : coordination ou production directe de contenus pour le site web, les réseaux sociaux et les newsletters, en veillant à la cohérence du ton et du calendrier éditorial.
- Coordination de prestataires : suivi des agences, freelances ou plateformes publicitaires avec lesquels l'entreprise travaille, dans une logique de pilotage plutôt que d'exécution intégrale.
- Veille : suivi des tendances du secteur et des actions de la concurrence pour proposer des ajustements de stratégie.
Les outils utilisés
Le chargé marketing digital s'appuie sur Google Analytics pour le suivi du trafic et des conversions, sur Meta Ads Manager et Google Ads pour la gestion des campagnes payantes, sur un CMS (comme WordPress) pour la gestion du site et du contenu, et sur des outils de gestion de projet comme Trello ou Asana pour organiser les actions en cours et suivre l'avancement avec les prestataires. La diversité des outils reflète la largeur de son périmètre : il doit être suffisamment à l'aise sur chacun sans nécessairement en maîtriser les fonctions les plus avancées.
Les livrables
Parmi les productions récurrentes : le calendrier éditorial, les briefs de contenu pour les réseaux sociaux ou la newsletter, les rapports de performance des campagnes en cours, et les comptes rendus de veille concurrentielle. Ces livrables structurent le dialogue avec la direction marketing et permettent d'arbitrer les priorités d'une semaine à l'autre.
Chargé marketing digital ou traffic manager : la vraie différence
Le traffic manager est un spécialiste de l'acquisition payante : il optimise finement les campagnes publicitaires, gère des budgets media parfois conséquents et maîtrise en profondeur les mécaniques d'enchères et de ciblage. Le chargé marketing digital, lui, a un périmètre plus large : il intervient sur l'ensemble des leviers (contenu, réseaux sociaux, SEO, SEA, email) sans se limiter à l'acquisition payante. Dans une petite structure, une même personne peut cumuler les deux rôles ; dans une organisation plus grande, le chargé marketing digital pilote la vue d'ensemble et délègue les campagnes payantes les plus techniques à un traffic manager dédié. C'est souvent en se spécialisant sur un levier précis que l'on évolue du poste de chargé marketing digital vers celui de traffic manager.
Comment évoluent les missions au fil de l'alternance
En début d'alternance, les missions confiées sont souvent circonscrites à un ou deux canaux — par exemple l'animation des réseaux sociaux et le suivi d'un tableau de bord — le temps de se familiariser avec les outils et les codes de l'entreprise. Le périmètre s'élargit progressivement : prise en main d'un canal supplémentaire, participation à la définition du calendrier éditorial, puis autonomie croissante sur le pilotage de campagnes entières. Cette montée en charge progressive est l'un des atouts du métier pour un alternant : elle permet de tester sa préférence pour tel ou tel levier avant de choisir une éventuelle spécialisation.
Les compétences clés
- Une bonne culture digitale généraliste, pour être à l'aise sur plusieurs leviers en parallèle.
- Des compétences analytiques pour lire des tableaux de bord et en tirer des décisions concrètes.
- Des qualités rédactionnelles pour produire ou superviser du contenu adapté à chaque canal.
- De l'organisation pour coordonner plusieurs actions et prestataires en même temps.
FAQ sur les missions du chargé marketing digital
Le chargé marketing digital gère-t-il lui-même les campagnes publicitaires ?
Il en assure généralement le pilotage courant (paramétrage simple, suivi du budget, ajustements) mais les campagnes à fort enjeu ou très techniques sont souvent confiées à un traffic manager ou à une agence spécialisée, que le chargé marketing digital brief et coordonne. Son rôle est de superviser l'ensemble des leviers plutôt que d'exceller sur un seul.
Quels livrables un chargé marketing digital produit-il chaque semaine ?
Le rythme hebdomadaire inclut le plus souvent un point de suivi des campagnes en cours, un ou plusieurs contenus prêts à publier (réseaux sociaux, newsletter, blog), un reporting de performance synthétique, et un compte rendu des échanges avec les prestataires externes s'il y en a.